Les années se suivent et se ressemblent. Depuis 2007, trois associations ont vu le jour dans le village pour alerter les Utingeois et les autorités sur des risques importants pour la sécurité et le bien-être du village contenus dans des projets municipaux (voir les sites liés dans la marge de droite).
Trois associations en un an et demi, c'est beaucoup !
Les risques sont-ils plus importants à Saint-Trivier-sur-Moignans que dans les communes voisines ? Ces Utingeois sont-ils des irresponsables hostiles au développement du village, qui publient des "inepties" et ont recours à des actes "violents" dans le seul but de nuire ?
Il apparaît de plus en plus évident, en particulier pour les regards extérieurs, que ce sont plutôt des citoyens attentifs qui demandent que les décisions ne soient pas prises dans la précipitation, et que tous les aspects soient étudiés.
Le site de la commune et le "Flash infos" expliquent : "nous devons prendre des décisions favorables au plus grand nombre, en tentant de pénaliser le moins possible une minorité d’entre vous." L'argument sonne bien, évidemment. Mais correspond-il à la réalité ?
Il n'est pas facile d'avoir confiance quand ceux qui vont "prendre des décisions" ne sont pas ceux qui devront en supporter les inconvénients. Il n'est pas évident d'être tranquilles quand on s'aperçoit que les arguments opposés sont peu pris en compte, et même parfois carrément occultés par méconnaissance ?
En définitive, c'est bien la confiance qui fait défaut.
Si elle se rétablit, tout le monde pourra travailler tranquille. Tant qu'elle manquera, les tensions subsisteront. Vivement que nous ayons la confiance tranquille !
Qu'est-ce qu'Utincelle ?
mardi 30 décembre 2008
Avons-nous la confiance tranquille ?
lundi 15 décembre 2008
Encore un effort !
UTINCELLE avait demandé au conseil municipal en septembre où en était le projet d'implantation d'un stockage et d'un séchage de céréales sur Saint-Trivier. Le conseil avait répondu qu'un nouvel emplacement était à l'étude. Voici la réponse que nous envoyons ce jour.
Madame le Maire, et les membres du Conseil municipal,
Nous avons pris connaissance du projet du conseil municipal de créer une zone artisanale adaptée au développement d'un site de stockage de céréales sur la route de Villars dans une zone agricole pour éloigner dans un but sécuritaire cette extension d'activité des secteurs d'habitations.
Nous vous remercions d'avoir pris en compte notre point de vue, mais il nous semble que le problème est simplement déplacé car il reste trop proche des habitations et dans un secteur où la voirie n'est pas adaptée.
L'objet de notre association est la défense du cadre de vie à Saint-Trivier dans son ensemble : nous serons donc attentifs à ce que la sécurité, que vous avez mise en avant dans la décision du conseil municipal du 11 septembre, soit garantie quel que soit le choix des activités et de leur emplacement.
Nous savons que le travail d'un conseil municipal est loin d'être simple, mais nous vous invitons à œuvrer en bonne intelligence avec l'ensemble des parties, en vous appuyant sur les associations, sans chercher à imposer une décision unilatérale qui engendrerait automatiquement des conflits.
Recevez, Mesdames, Messieurs, nos sincères salutations.
Vincent DARONNAT
Association Utincelle
Il est parfaitement clair que nous partageons sans réserve le souci de l'équipe municipale qu'un bon emplacement soit trouvé pour les Ets Bernard, c'est-à-dire un site qui permette à la fois à l'entreprise de prospérer et aux Utingeois de vivre sereinement, et ceci dans les plus brefs délais.
Il est tout aussi évident que nous nous réjouissons de l'effort de clarté et de transparence fait par la nouvelle équipe, même s'il reste du chemin à faire.
Mais nous pensons, d'accord avec les deux autres associations utingeoises qui alertent les autorités sur les soucis de sécurité dans notre village, que LA bonne solution, la solution satisfaisante à court, moyen et long terme, n'est pas encore trouvée. Encore un effort... Nos enfants nous remercieront.
vendredi 14 novembre 2008
Une vraie fausse bonne idée
Comme nous le redoutions, le problème de la cohabitation entre site industriel classé et habitants n'est pas encore résolu : il est pour l'instant simplement déplacé.
Nous avons eu connaissance, par les riverains de la route de Villars (voir leur blog dans les sites liés) et par le site de la Municipalité du projet de ZAC actuellement à l'étude pour permettre l'implantation d'un site de stockage et de séchage, première étape d'un projet sans doute beaucoup plus ambitieux des Ets Bernard à Saint-Trivier.
Ce projet est situé en dehors de la zone concentrée d'habitation, c'est vrai. Mais il reste prévu à quelques centaines de mètres de l'entrée du village et à moins de 400 m des habitations, sur une route qui permet à peine le croisement de 2 camions.
La municipalité a souhaité recueillir l'avis de la population et des associations locales : nous en sommes très heureux. Mais il faudra aller au bout de la logique, et accepter de revoir la copie si les objections sont fondées. Et si possible avant que le conflit reprenne de l'ampleur.
Il y a certainement d'autres solutions : il suffit de regarder la carte ou une vue aérienne pour se convaincre que la place ne manque pas ! Mais ces solutions seront sans doute moins faciles et plus coûteuses.
Vaut-il mieux une solution bancale source de conflits perpétuels ou une solution durable qui préserve la paix dans la commune ?
samedi 18 octobre 2008
Alors là, Bravo !
Nous avons appris avec satisfaction la décision du conseil municipal de Saint-Trivier (cf. compte-rendu du conseil du 11 septembre) de "procéder à une révision simplifiée [du plan d'occupation des sols] afin de permettre l’implantation d’une zone artisanale sur la route de Villars dans une zone actuellement agricole.", pour permettre notamment "la réalisation d’une construction à caractère privé, de type séchage et stockage de céréales".
• de conserver et d’étendre sur le village une activité de nature à conforter l’économie du village,
• d’éloigner dans un but sécuritaire cette activité des secteurs d’habitations
C'est en effet notre position très claire depuis le départ : les décisions doivent être prises dans un sens favorable à la fois aux habitants et au dynamisme économique du village.
Il semble qu'on s'oriente désormais dans ce sens. Nous en sommes heureux, même si la prudence nous oblige à rester vigilants pour que la réalité soit conforme à ces intentions, et que le problème ne soit pas simplement "déplacé".
jeudi 19 juin 2008
Pourquoi le projet de silo de 2007 a-t-il été abandonné ?
Le projet de silo déposé par l'entreprise Bernard a été refusé par la Direction Départementale de l'Equipement (qui s'oppose depuis plusieurs années à une telle implantation) en août 2007 simplement parce qu'il n'était pas conforme au POS (Plan d'Occupation des Sols) : il comportait des tours de près de 30 m de hauteur alors que la limite constructible est de 11 m, et plusieurs autres points n'étaient pas respectés.
Comme quoi, même des architectes peuvent commettre des erreurs grossières...
S'il s'agissait de silos plats, il n'y aurait pas eu de problème, puisque selon la législation, les parois des silos plats ne montent que jusqu'à 10 m de hauteur (cf. Arrêté du 28 décembre 2007 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées pour la protection de l'environnement soumises à déclaration, Annexe 1, article 1.9).
De l'espace pour vivre, de l'espace pour travailler !
Nous entrons dans la période où la circulation des poids lourds et des tracteurs chargés de grain va s'intensifier.
La période est propice à la réflexion, en particulier quand on circule dans les zones où la cohabitation entre les camions et les enfants est la plus étroite, simplement parce que les voies ne sont pas adaptés à un tel trafic.
Comment améliorer à la fois le cadre de vie des Utingeois et le cadre de travail des entreprises et des agriculteurs ? N'est-ce pas déjà en donnant à chacun l'espace dont il a besoin ?
mercredi 30 avril 2008
Eh oui, ça explose !
Que n'avons-nous pas entendu depuis l'été dernier...
On nous a accusés de mensonge, d'exagération, on nous a assuré que les installations ne présentaient "aucun risque avéré", on ne nous a pas épargné les moqueries dans les réunions publiques de la campagne municipale, on nous a bien "habillés pour l'hiver" dans certains commerces de la commune.
Et l'accident est arrivé, faisant un mort et un blessé, à quelques kilomètres de Saint-Trivier.
Il est encore trop tôt pour en connaitre les causes exactes de l'explosion, mais quelles qu'elles soient, le drame est là (voir le lien "accident de Villars" ci contre).
On nous expliquera peut-être que ce sont des circonstances particulières, que le projet des Ets Bernard à Saint-Trivier est différent, qu'il est plus risqué de traverser une route que de vivre à côté d'un séchoir à grains, etc. Ces arguments apparaissent aujourd'hui dérisoires : il y a des installations dangereuses et elles doivent être éloignées des zones résidentielles.
Les autorités communales vont-elle continuer à refuser de voir le problème ? Ou vont-elles se ranger à notre avis, en interdisant ce genre d'implantation dans un quartier où vivent des dizaines de familles ?
C'est ce que nous verrons sans doute dans les prochaines semaines.
En tout cas, notre association est plus légitime que jamais ; il va être désormais plus difficile d'ignorer la voix d'Utincelle...
mardi 8 avril 2008
Dangereux ou pas ? Qui a raison ?
Est-il dangereux ou pas d'installer un silo de stockage vertical (supérieur à 10 m d'après la règlementation) dans une zone d'habitation ? (voir ci-contre, vue aérienne)
Les avis sont partagés : d'un côté, le conseil municipal, par la voix de M. Grenier, conseiller (et employé des Ets Bernard), affirme qu'"il n'y a pas de risque avéré" (réunion publique du 3 mars 2008) ; de l'autre, le ministère de l'écologie et du développement durable parle de "la dangerosité potentielle de ces installations", affirmant qu'"Il existe un risque réel d’accident majeur (incendie ou explosion), qui est très souvent sous-estimé." (cf. doc accidents dans les silos)
Qui a raison ?
On peut penser que le conseil municipal n'est pas objectif parce que la commune a besoin de la taxe professionnelle, que les Ets Bernard ne le sont pas plus parce que leur but est de développer leur activité... On ne peut être juge et partie !
La meilleure façon de savoir, ne serait-ce pas tout simplement de faire intervenir un expert indépendant, capable de dire ce qu'il en est sans parti pris ? À suivre...
samedi 22 mars 2008
"J'étais là avant toi !"
Les habitants du Lotissement Les Tournesols ont été souvent montrés du doigt : on leur rappelle que l'entreprise B. était là avant eux, et qu'il faut qu'ils s'en accommodent.
On peut sourire de cet argument, qui fait penser à une dispute de cour de récréation plus qu'à une discussion d'adultes, mais si on regarde les choses de près, il joue justement en sens inverse ! Maintenant, les lotissements sont là. Les gens sont là, les enfants sont là. Et c'est l'entreprise qui doit tenir compte de cette réalité.
samedi 1 mars 2008
Comment est née Utincelle ?
L'association est née de plusieurs rencontres au cours de l'été 2007.
Les habitants des lotissements du nord de la commune (Beaumont, Tournesols, Chemin Rouge) se sont inquiétés de voir une grue s'installer sur la zone d'activité qui "colle" aux maisons. Nous nous sommes rendu compte qu'une modification du Plan d'Occupation des Sols était engagée par la municipalité dans la plus grande discrétion (aucune affiche) pour permettre à l'entreprise Bernard de construire un silo de 15 000 m3 et un séchoir à gaz à proximité des habitations.
Le projet nous a été présenté par les responsables de l'entreprise en présence du maire : c'était un projet superbe, avec des avancées techniques impressionantes.
Le problème, c'est qu'en prenant des informations auprès de la DRIRE, auprès des ministères de l'environnement, de l'écologie et du développement durable (voir les liens sur la droite du blog), nous avons compris que ce genre d'installation comporte des dangers ("un risque réel d’accident majeur (incendie ou explosion), qui est très souvent sous-estimé", selon les termes du ministère). Nous avons compris aussi que ce projet n'était qu'une étape et que le site était appelé à accueillir dans l'avenir d'autres installations, qui engendreraient un trafic de camions sans cesse plus important, alors que les voies n'y sont pas du tout adaptées et que dans ce secteur, de nombreux enfants circulent à pied.
Notre position concernant ce projet est claire et simple, elle n'a pas changé depuis la première réunion : ce projet est très intéressant, mais pour qu'il puisse se développer correctement, il faut lui trouver un emplacement adapté. Et c'est certainement possible à Saint-Trivier, comme ça l'a été à Villeneuve.
Nous avons alerté la municipalité mais à l'époque nous n'avons pas été entendus ni soutenus.
Nous avons donc décidé d'agir avant qu'il ne soit trop tard en informant la population par des tracts (c'était l'opération "Ne jouons pas avec le feu"). On nous a accusés de mensonges, mais toutes les informations de ces documents sont vérifiables. On nous a accusés de "faire partir une entreprise du village", mais nous voulons simplement que les entreprises et les habitants puissent coexister dans de bonnes conditions. Comme le contournement est est nécessaire, la séparation des zones d'habitation et des zones d'activité est nécessaire.
Aujourd'hui, le projet a été annulé par la DDE (voir l'article à ce sujet) mais nous restons vigilants pour que les projets futurs se fassent en respectant les habitants et le cadre de vie. Le développement économique, oui, mais pas au détriment des personnes !
Contre personne, mais pour le respect de tous !
On entend dire qu'Utincelle est contre les Établissements Bernard, et que cela nuit au développement économique de Saint-Trivier.
Il faut dire ici que c'est totalement faux ! Nous sommes tout à fait conscients de l'importance des entreprises, de la coopérative, et des agriculteurs dans notre village, qui constituent près de 12 % de la population active.
Mais cela ne donne pas le droit de faire n'importe quoi, ou de faire comme si la commune se limitait à ces réalités.
Ce que nous voulons, c'est prendre part aux décisions pour qu'elles tiennent mieux compte de l'environnement et du cadre de vie, qu'elle respectent tous les habitants et non pas seulement les intérêts financiers des uns ou des autres. La Taxe Professionnelle, c'est un moyen de développement, pas un moyen de chantage...